Daniel Spoerri



portrait artiste Daniel Spoerri
Né en 1930 à Galati, Roumanie
Vit et travaille en Toscane, Italie, à Vienne et à Hadersdorf am Kamp, Autriche

Daniel Spoerri commence d'abord une carrière de danseur pour l'Opéra de Berne. Puis, il devient metteur en scène, décorateur et acteur de théâtre. En 1960, alors qu'il collecte des ferrailles pour l'artiste Jean Tinguely, il a l'idée de coller les objets rassemblés en vrac sur un support qu'il redresse à la verticale. Il fixe ainsi dans le temps le dispositif d'un instant dû au hasard. Daniel Spoerri invente Tableaux-Pièges, une table fixée au mur tel un tableau immortalisant l'acte du repas. Ce travail culmine avec l'ouverture à Düsseldorf du restaurant Spoerri en 1968, puis de la Eat-Art Gallery en 1970 où il invite clients et artistes à créer des oeuvres comestibles. Daniel Spoerri rassemble des objets disparates qu'il transforme en parodie d'idoles afin de tourner en dérision toute croyance et toute convention artistique. Certains de ces assemblages sont ensuite fondus en bronze, que l'on peut retrouver en Toscane où il a ouvert sa propre fondation.
Il va encore plus loin dans le concept d'évacuation de toute créativité, en organisant des banquets et autres activités dans le village de Hadersdorf am Kamp (Autriche), où il établit le musée-restaurant Eat Art & Ab Art en 2009.

« Chaque tableau que je colle est le reflet d'un nombre incroyable d'actions et de réactions voulues, irréfléchies ou hasardeuses. Ce verre sale, ce vieux réveil, ce clou rouillé, pourquoi sont-ils là? Ce qui me provoque, ce n'est pas le réalisme de l'objet, c'est sa mise en doute. »

Projet

Daniel Spoerri a présenté pour la Biennale de Montréal plusieurs sculptures en bronze issues de la série Prillwitzer Idole réalisées entre 2006 et 2008. Dans les années 1970, Daniel Spoerri réalise un travail de recherche historique sur la ville de Cologne et trouve à cette occasion un vieux livre sur des prétendues figures religieuses d’une ancienne tribu slave, les Obotrites. Les illustrations de cet ouvrage interpellent l’artiste et lui évoquent des œuvres de l’Art Brut. Beaucoup plus tard, l’intuition de Spoerri se confirme. En effet, les figures ne sont pas l’œuvre d’une tribu mais celle d’un créateur contemporain. Celui-ci a fait croire qu’il les avait trouvées sous un arbre dans un verger à Prillwitz - duché de Mecklembourg-Strelitz, en Allemagne.

Cette anecdote inspire l’artiste qui réalise alors une nouvelle série de sculptures, les Prillwitz Idols. Il existe environ trente figures et quelques autres plus petites appelées les Prillwitzchen. Chaque sculpture est éditée en 8 exemplaires mais sans être identiques, l’artiste intégrant, pour chaque figure, de légers changements ou de nouveaux éléments.

Daniel Spoerri

Série Prillwitzer Idole (vue générale), 2005 - 2008
Courtoisie : LEVY Galerie, Hambourg, Allemagne
Photo : BNL MTL 2011 / Ed Kostiner

Daniel Spoerri

Série Prillwitzer Idole (vue générale), 2005 - 2008
Courtoisie : LEVY Galerie
Photo : BNL MTL 2011 / Ed Kostiner
Daniel Spoerri

Série Prillwitzer Idole (vue générale), 2005 - 2008
Courtoisie : LEVY Galerie
Photo : BNL MTL 2011 / Ed Kostiner

Daniel Spoerri

Mädchen mit Elefantenfu (Jeune fille à pied d'éléphant) de la série Prillwitzer Idole (détail), 2005
Bronze / 158 x 70 x 70 cm
Courtoisie : LEVY Galerie
Photo : BNL MTL 2011 / Ed Kostiner
Daniel Spoerri

Mädchen mit Elefantenfu (Jeune fille à pied d'éléphant) de la série Prillwitzer Idole (détail), 2005
Bronze / 158 x 70 x 70 cm
Courtoisie : LEVY Galerie
Photo : BNL MTL 2011 / Ed Kostiner
Daniel Spoerri

Mädchen mit Elefantenfu (Jeune fille à pied d'éléphant) de la série Prillwitzer Idole (détail), 2005
Bronze / 158 x 70 x 70 cm
Courtoisie : LEVY Galerie
Photo : BNL MTL 2011 / Ed Kostiner
Daniel Spoerri

Die Kuh, die lacht (La vache qui rit) de la série Prillwitzer Idole, 2005
Bronze / 134 x 56 x 70 cm
Courtoisie : LEVY Galerie
Photo : BNL MTL 2011 / Ludovic Beillard
Daniel Spoerri

Die Kuh, die lacht (La vache qui rit) de la série Prillwitzer Idole (détail), 2005
Bronze / 134 x 56 x 70 cm
Courtoisie : LEVY Galerie
Photo : BNL MTL 2011 / Ludovic Beillard
Daniel Spoerri

Die Kuh, die lacht (La vache qui rit) de la série Prillwitzer Idole (détail), 2005
Bronze / 134 x 56 x 70 cm
Courtoisie : LEVY Galerie
Photo : BNL MTL 2011 / Ludovic Beillard
Daniel Spoerri

Motorradtod (Le Motard) de la série Prillwitzer Idole, 2005
Bronze / 119 x 45 x 45 cm
Courtoisie : LEVY Galerie
Photo : BNL MTL 2011 / Ludovic Beillard
Daniel Spoerri

Motorradtod (Le Motard) de la série Prillwitzer Idole (détail), 2005
Bronze / 119 x 45 x 45 cm
Courtoisie : LEVY Galerie
Photo : BNL MTL 2011 / Ludovic Beillard
Daniel Spoerri

Série Prillwitzer Idole (vue générale), 2005 / 2008
Courtoisie : LEVY Galerie
Photo : BNL MTL 2011 / Ed Kostiner
Daniel Spoerri

Krabben-Moster (Monstre écrevisse) de la série Prillwitzer Idole (détail), 2005/2006
Bronze / 190 x 80 x 70 cm
Courtoisie : LEVY Galerie
Photo : BNL MTL 2011 / Ed Kostiner
Daniel Spoerri

Krabben-Moster (Monstre écrevisse) de la série Prillwitzer Idole (détail), 2005/2006
Bronze / 190 x 80 x 70 cm
Courtoisie : LEVY Galerie
Photo : BNL MTL 2011 / Ed Kostiner
Daniel Spoerri

Série Prillwitzer Idole (détail), 2005 / 2008
Bronze
Courtoisie : LEVY Galerie
Photo : BNL MTL 2011 / Ed Kostiner
Daniel Spoerri

Série Prillwitzer Idole (détail), 2005 / 2008
Bronze
Courtoisie : LEVY Galerie
Photo : BNL MTL 2011 / Ed Kostiner
Daniel Spoerri

Marstaucher (Le Scaphandrier martien) de la série Prillwitzer Idole, 2008
Bronze / 180 x 70 x 65 cm
Courtoisie : LEVY Galerie
Photo : BNL MTL 2011 / Ludovic Beillard

Liens

Daniel Spoerri Site internet
EAT ART & AB ART
LEVY Galerie